Sports extrêmes : A la découverte du Base Jump

Une pincée de parachutisme, une bonne dose d'adrénaline et une pointe de vertige, Floriane, notre chroniqueuse vous amène dans les coulisses de ce sport incroyable.

Jeux Olympiques 2012 : L'heure a sonné pour les français ?

Quels sont les chances des français pour les JO de Londres ? Éléments de réponse en février sur LA VOIX DU SPORT.

jeudi 9 février 2012

JO: continuer sur la lancée

Tony Parker (au premier plan) sera le fer de lance de l’attaque tricolore. (Photo DR)

Notre saga se poursuit, à l’ordre du jour, l’équipe française de Basketball. Impensable il y a encore quelques années, la France a aujourd’hui de réelles chances de remporter une médaille aux Jeux Olympiques (JO) de Londres.

Une compétition a suffi pour faire de la France une référence sur la scène européenne. En se hissant en finale de l’Euro contre l’Espagne, les Bleus ont remporté leur première médaille d’argent en déjouant au passage les pronostics puisque les Grecs faisaient office de favoris derrière le peuple ibère.
Après cette compétition, Tony Parker avait déclaré « qu’il était plus facile d’obtenir une médaille aux JO que lors de l’Euro » en mettant en avant un nombre d’équipes plus faibles aux Jeux. Certes, l’explication mathématique du meneur tricolore est recevable, cependant, il ne faut pas oublier que les deux derniers vainqueurs des JO ne sont autres que les Etats-Unis (2008) et l’Argentine (2004), deux pays ne faisant pas partie de l’Europe. La concurrence sera donc beaucoup plus rude lors des JO.

Les absents de l’Euro
Si la France a bien figuré à l’Euro, c’est en grande partie parce qu’elle croyait en ses chances, peut-être pour la première fois. L’équipe est complète et possède des joueurs de qualité à chaque poste mais a parfois manqué d’un brin de créativité en attaque. Une étincelle que pourrait apporter plusieurs joueurs qui n’étaient pas partis à l’Euro et qui sont actuellement en pleine bourre avec leur club. Pas facile de remplacer le grand Jason Kidd, pourtant le jeune Rodrigue Beaubois assure l’intérim depuis l’absence de son ainé avec une réussite plutôt déconcertante. De bon augure pour la sélection française puisque Beaubois pourrait, lors des JO, être le remplaçant de Tony Parker, voire dépanner au poste d’arrière. Le grand absent de cet Euro est sans conteste Mike Pietrus. Transféré pendant l’inter saison à Boston, il semble plus à son aise dans l’équipe du Massachusetts, une préférence comparée à son dernier club qu’il ne cache pas : « Le problème à Orlando était que l’équipe n’avait pas un jeu fait pour moi, je m’épanouis beaucoup plus sur le terrain aux Celtics ». Au fil des matches, Pietrus prend ses marques et nul doute qu’il fera partie du voyage à Londres en cas de belle saison. Sa qualité de shoot extérieur serait un réel avantage pour la France qui a parfois peiné dans ce domaine. Un 5 majeur composé de Parker-Pietrus-Batum-Diaw-Noah aurait réellement son mot à dire dans cette compétition. Encore plus si on ajoute des joueurs comme Beaubois, Turiaf ou le jeune Mahinmi qui apporteront leur envie en sortie de banc.

L’importance du tirage
Pour avoir une chance de médaille dans cette compétition, le sélectionneur de l’équipe de France, Vincent Collet, a insisté sur l’importance du tirage : « Cela dépendra aussi un peu du tirage au sort, du parcours et de quel côté on sera : avec les Américains ou avec les Espagnols. Parfois, il vaut mieux être avec les plus forts dès le début pour ne pas les rencontrer en quarts de finale et à ce moment-là, les bonnes choses peuvent arriver ».
Le patron de l’équipe de France a également mis en avant l’importance de la préparation avant les Jeux. Il a d’ailleurs justifié le beau parcours de son équipe à l’Euro : « Ce qui a fait la différence pour nous cette année, c'est la manière dont nous nous sommes préparés ». Et pour faire les choses correctement, Vincent Collet espère avoir les joueurs à sa disposition à partir de la mi-juin.
Enfin, l’expérience est un atout essentiel pour bien figurer dans la plus prestigieuse des compétitions. La ruse, le vice, la gestion du temps, tant de qualités (ou défauts) essentiels pour espérer gagner une médaille aux JO, gageons que la belle épopée disputée en Lituanie aura permis à l’équipe de France de sortir plus «mature».
Les bleus ont fait le plein de confiance avant les Jeux, si on associe à cela le retour de joueurs de qualité et l’expérience accumulée, on peut croire à une médaille, le bronze serait déjà un bel exploit derrière les deux épouvantails : Etats-Unis et l’Espagne.
Emmanuel Guérin

mardi 7 février 2012

Top 5 : les déserteurs de la Masía

Le Barça, fournisseur officiel de talents. (Photo DR)

Véritable pépinière de talents, la Masía, centre de formation du FC Barcelone, est une proie facile pour les multiples équipes qui souhaitent acquérir des joueurs de qualité à des prix défiant toute concurrence. De nombreux joueurs ont ainsi quitté le club sans avoir fait leur preuve sous la tunique blaugrana.

1 – Francesc Fàbregas (24 ans, FC Barcelone)
Pur produit de la Masía, « Cesc » Fàbregas décide à l’âge de 16 ans de rejoindre le club d’Arsenal, pensant son horizon bouché au FC Barcelone. Successeur désigné de Patrick Viera, l’Espagnol est devenu après le départ de Thierry Henry à l’été 2007 le véritable fer de lance de l’attaque des Gunners. Oui mais voilà, les plus belles choses ont une fin et l’histoire d’amour entre le joueur et le club se termine en août 2011 après huit ans de bons et loyaux services. Le joueur a depuis retrouvé son club de cœur pour une indemnité de transfert avoisinant les 35 millions d’euros bonus compris. Un « cadeau » selon Arsène Wenger, convaincu qu’il aurait pu tirer beaucoup plus de la vente de son poulain. Depuis son arrivée, le Catalan a inscrit 14 buts toutes compétitions confondues, une statistique en partie expliquée par le positionnement proche du but dans lequel le fait évoluer son entraîneur et idole de toujours, Josep Guardiola.

2 – Gérard Piqué (24 ans, FC Barcelone)
Sir Alex Ferguson est, à n’en point douter, un manager de génie et un recruteur de talent. Pourtant, il n’a pas su hisser Gérard Piqué, chipé au centre de formation du FC Barcelone lorsqu’il avait 17 ans, au niveau qui en fait aujourd’hui l’un des meilleurs défenseurs du monde. Celui qu’on surnomme «Piquenbauer» a en effet connu une expérience pour le moins mitigée du côté de Manchester United avant de se révéler au monde entier pendant la saison 2008/2009 grâce au sextuplé réalisé avec son club formateur. Devenu incontournable au FC Barcelone depuis son retour à l’été 2008, il s’est depuis imposé comme titulaire en sélection et a bien garni son placard à trophées avec quatorze titres, dont une Coupe du monde et deux Ligues des Champions.

3 – Mikel Arteta (29 ans, Arsenal)
Bien connu en France pour avoir fait le bonheur du Paris Saint Germain au début des années 2000, Mikel Arteta acquiert une renommée européenne sous la tunique bleue estampillée Everton. Milieu relayeur de talent, il a été le maître à jouer et a fait les beaux jours du club pendant six saisons et demi. Courtisé par des grands clubs durant de nombreuses années, il semblait vouer une fidélité éternelle à Everton jusqu’à cet été où il a rejoint Arsenal pour y remplacer Cesc Fàbregas, un autre produit de la Masía. Aujourd’hui comblé dans son club, le joueur n’a pour l’heure jamais porté la célèbre tunique de la « Roja ». Il est encore temps pour lui de connaître les joies de la sélection mais on n’y croit guère.

4 – Raúl Tamudo (34 ans, Rayo Vallecano)
Formé en partie à la Masía, Raúl Tamudo est un joueur emblématique de... l’Espanyol Barcelone, ennemi intime du Barça. Il écrit les plus belles pages de sa carrière sous le maillot de l’Espanyol, devenant notamment le meilleur buteur du club et le joueur comptant le plus de matches. Doté d’un sens du but acéré et d’une finesse technique au dessus de la moyenne, il continue malgré ses 34 ans de faire trembler les filets de la Liga. En témoigne ses sept buts marqués la saison passée avec la Real Sociedad.

5 – Diego Capel (23 ans, Sporting Portugal)
Moins connu du grand public, Diego Capel était pourtant l’un des grands espoirs du football espagnol. Pendant gauche de Jesús Navas au FC Séville, il a ces dernières années perdu son niveau et a décidé de s’exiler au Portugal pour tenter de vérifier l’adage « l’herbe est toujours plus verte chez le voisin ».

Et aussi : Jordi Alba (Valence CF), Francisco Mérida (Sporting Braga), Jon Toral (Arsenal)…

Emmanuel Guérin


lundi 6 février 2012

JO: se relever après le naufrage serbe


Bingo (à gauche), Karabatic et Barachet dans la tourmente. (Photo DR)

Les Jeux Olympiques (JO) approchent à grands pas, dans cette optique, nous vous proposons une rubrique, saga devrais-je même dire vous présentant les chances de médailles françaises, les favoris de cette compétition et bien d’autres sujets. Pour commencer, rien de mieux que l’équipe française de handball, championne olympique en titre.

« Un jour, on sera bien obligé de perdre », cette phrase, les joueurs de l’équipe de France de handball mais surtout tous leurs adversaires la prononçaient, l’espéraient et pour certains attendaient qu’elle se réalise. Certes les plus belles choses ont une fin, mais Françaises, Français et amoureux du sport de par le monde espéraient que nos bleus allaient repousser l’échéance à maxima. Et cette aventure a pris fin le 24 janvier 2012 contre la Croatie, notre meilleur ennemi. La fin d’une épopée durant laquelle les Experts auront régné sans pareil sur la planète handball en remportant quatre titres majeurs: les JO de 2008, les Coupes du Monde 2009 et 2011 et l’Euro 2010, un record absolu.
Pour savoir jusqu’où peut aller notre fer de lance des sports collectifs durant les Jeux olympiques, il faut comprendre ce qui a péché lors du dernier Euro; et il y a matière à raconter.

Une défense à la dérive
La défense française a durant son règne été l’une de ses armes fatales, une arme qui a semblé en manque de munitions, en témoigne la mauvaise période traversée par le gardien français Thierry Omeyer. Dans ce sport, le dernier rempart a un rôle prépondérant puisque la quasi-totalité des attaques se termine par un tir. Et Thierry Omeyer, longtemps considéré comme le meilleur gardien du monde n’a pas eu le rendement qu’on lui connait. Ceci peut s’expliquer par la dimension psychologique qui existe entre les attaquants et le gardien, et Omeyer ne semble plus faire peur ou a tout du moins perdu cet avantage mental qu’il avait sur ses adversaires.
Le reste de la défense n’a pas non plus été à la hauteur, moins soudée qu’à l’accoutumée, elle a laissé trop souvent son gardien dans des situations compliquées.

Une attaque sans idée
Avec seulement dix jours de préparation, on sentait bien que l’équipe de France n’avait pas pu régler son jeu collectif. Mais si l’équipe a perdu de sa superbe, c’est aussi parce que les joueurs n’ont pas su se montrer au niveau individuellement. Dans la colonne des déceptions, Nikola Karabatic figure en bonne position. Lui le meilleur joueur du monde, le patron de notre attaque, le créateur est apparu sans magie et sans réussite face aux buts. Et dans ce naufrage, personne n’a su sortir la tête de l’eau pour sauver le soldat Karabatic et son équipage.

Sortir grandi
«Je n'ai pas su anticiper», explique Claude Onesta. La faute est faite et l’entraineur de la sélection a désormais plusieurs mois devant lui pour présenter une équipe de France que tout le monde attendra mais qui aura su se réinventer. Cet euro qu’il juge « pas si important que ça » aura au moins servi à la France d’électro choc avant les Jeux. Il poursuit « nous sommes moins favoris », symbole que la France, malgré sa petite incartade, fait toujours partie des figures de proue des prochains JO. On dit souvent qu’un exemple n’a pas force de loi, les Français n’ont certes pas été au rendez-vous mais ils sont « restés soudés ».
Claude Onesta, qui avait misé sur la continuité en privilégiant un groupe qui se connait, optera peut être pour une équipe remaniée. Une bonne solution pour créer un nouvel élan et rendre l’équipe moins prévisible. Surtout, il disposera de six semaines pleines pour préparer son équipe et mettre son jeu en place.
Enfin, le vivier que possède la France dans ce sport est suffisant pour aborder cette compétition avec confiance, la chute a été brutale mais se relever après la débâcle ne rendrait pas l’histoire encore plus belle ? Réponse à partir du 27 juillet.
Emmanuel Guérin

dimanche 5 février 2012

JO : une place royale pour le tennis ?


Wimbledon, le plus ancien site de tennis au monde, accueillera le tournoi olympique de Londres 2012. (Photo DR)
Longtemps délaissé par les joueurs du circuit ATP, le tournoi de tennis olympique semble prendre de l’importance dans le calendrier des cadors depuis quelques Olympiades. Avec le gazon de Wimbledon comme terrain de jeu, 2012 ne devrait pas échapper à la tendance.

C’est l’histoire d’une compétition prestigieuse, d’un rendez-vous tous les quatre ans qui rassemble les meilleurs sportifs du monde entier, de trois semaines intenses, suivies par tous les amoureux de sport. Cette histoire, c’est celle des Jeux Olympiques (JO). Et  au début de son ère moderne (1896), ils font la part belle au tournoi de tennis. Pourtant, entre 1924 à Paris et 1988 à Séoul, le plus célèbre des sports de raquette disparait de la circulation olympique, en raison d'un bras de fer entre la Fédération internationale de tennis (FIT) et le Comité international olympique (CIO). Faut-il y trouver là la cause d’un manque de reconnaissance de la part des joueurs pour ce tournoi ? Peut-être. En tout cas, en se penchant sur le palmarès, quelques surprises apparaissent : Miloslav Mecir (Séoul, 1988), Marc Rosset (Barcelone, 1992), Yevgueni Kafelnikov (Sydney, 2000), Nicolas Massu (Athènes, 2004). Si les connaisseurs s’en souviennent, peu nombreux sont ceux qui citeraient ces noms instinctivement. Et pour cause, parmi ces lauréats, seul le Russe Kafelnikov peut se vanter d’avoir remporté un autre titre majeur (Roland-Garros 1996 et Open d’Australie 1999). Exit donc les Sampras, Connors, Edberg, Courier et autre Lendl, tous victorieux de nombreux Grands Chelems au cours de leur carrière.

Un problème de calendrier
Alors le tournoi serait-il boudé par les meilleurs joueurs ? On peut l’imaginer à la vue du tableau des JO d’Atlanta en 1996, marqué par l’absence des six meilleurs joueurs mondiaux de l’époque - mais toutefois remporté par André Agassi, qui flirte avec la première place mondiale. Une raison peut être avancée pour expliquer ce paradoxe, le calendrier. Programmés en été, les Jeux Olympiques se déroulent en même temps que la tournée nord-américaine. Les Masters 1000 de Toronto et de Cincinnati en août, et surtout l’approche de l’US Open (fin août-début septembre) sont autant d’objectifs clairement annoncés par les joueurs du circuit. Pour éviter de se blesser, nombreux sont ceux qui ont alors choisi de faire l’impasse sur les JO, y voyant qu’un bon entrainement.

La nouvelle génération s’y intéresse vraiment
Mais depuis le passage au XXIème siècle, les mentalités évoluent. Et la génération dorée du tennis des années 2000 l’a bien compris. Demi-finaliste à Sidney, battu au 2ème tour à Athènes en 2004, le Suisse Roger Federer remporte l’or en double avec son coéquipier Wawrincka en 2008 à Pékin. Un tournoi remporté en simple par l’Espagnol Rafael Nadal, symbole d’un appétit grandissant pour l’épisode olympique du tennis mondial.
Et cela ne s’arrête pas là ! Aujourd’hui, les années d’Olympiade modifient les habitudes des cadors, qui n’hésitent pas à ajuster leur programme pour être prêt pour le jour J(O). Novak Djokovic, actuel numéro 1 mondial en a fait « une priorité », Roger Federer (n°3) y voit une dernière chance de remporter un des seuls grands succès manquant à son immense palmarès. De son côté, le taureau espagnol défendra son bien avec la hargne qu’on lui connait. Pour cela, le cours de l’Histoire a choisi le jardin anglais de Wimbledon pour en découdre. Federer, sextuple vainqueur du Grand Chelem londonien en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007 et 2009, Nadal, lauréat en 2008 et 2010, et Djokovic en 2011 y ont leurs marques. Quant à Murray, il évoluera "à domicile", avec les avantages et les inconvénients que cela engendre... Plus que six mois pour assister au combat olympique ! Julien DESBUISSONS

jeudi 2 février 2012

Basejump: une discipline qui donne des ailes !

Le basejump est une discipline issue du parachutisme. Elle est aujourd'hui considérée comme la reine des sports extrêmes. Elle comporte plusieurs sous-disciplines dont le parapente, la voltige, l'alpinisme, la chute libre. Et c'est à cette dernière que je me suis intéressé pour vous.
La discipline consiste à sauter d'un point fixe (immeubles, antennes, ponts, falaises) et non d'un aéronef (qui se déplace dans l'atmosphère terrestre). Le basejump est considéré par certains par un sport de montagne car il est beaucoup pratiqué des sommets, notamment en France et en Suisse. La hauteur de départ varie entre 50 et 1500 mètres. La vitesse de descente augmente progressivement avant de se stabiliser autour de 200 km/heure, à cause des frottements de l'air. C'est alors que le base jumper  goûte à cette sensation unique de voler, de se sentir comme un oiseau. Le vol peut parfois durer jusqu'à plusieurs minutes. Mais le temps rattrape toujours le base jumper, qui devra à un moment ou à un autre ouvrir son parachute et retourner sur la terre ferme, d'où il vient...

Imiter les ailes des oiseaux
Pour améliorer les performances des base jumpers et augmenter les temps de descente, un équipement spécifique à la discipline a été trouvé. Appelés "wingsuits" ("costume à ailes"), ces vêtements de dérive comportent des surfaces de toiles plus ou moins grandes entre les bras et le tronc et entre les jambes, et permettent d'augmenter le déplacement horizontal. Une combinaison au plus près des ailes des oiseaux ! Aussi cette nouveauté a permis une meilleure exploitation des sites, notamment les parties dénivelées qu'ils comportaient, élargissant les possibilités de lieux pour pratiquer ce sport extrême. D'un point de vue de la sécurité, ces ailes diminuent radicalement le risque d'une mauvaise orientation, et donc de collision avec la falaise, fatale à une telle vitesse.

Une philosophie singulière
Une nette différence de mentalité existe entre le basejump et le parachutisme classique. Ce dernier est lié à une politique d'encadrement très stricte. Les pratiquants de cette discipline sont le plus souvent accompagnés de moniteurs qui transmettent les techniques et s'occupent de la prévention. Le basejump lui, laisse une totale autonomie, car il n'existe aucune règlementation à ce sport extrême. Les base jumpers sont les premiers à défendre cette singularité. Sa pratique devient alors une véritable école de responsabilité et d'autonomie. Les base jumpers sont seuls juges de leur prise de risque et doivent être attentifs aux dangers encourus, en s'inspirant d'abord des conseils laissés par leurs prédécesseurs. Aussi des forums et sites d'information à leur attention se sont multipliés ces dernières années. D'ailleurs de nombreux emplacements de basejump font l'objet de longues reconnaissances en amont. Il est conseillé à ceux qui veulent débuter dans ce sport de maîtriser d'abord la chute libre classique.
 Mais une fois experts, eux aussi connaîtrons la sensation unique et inouïe de prendre son envol...
En attendant, je poste cette petite mais grandiose vidéo pour vous chers internautes !

Une vidéo de Robert Pecnik, designer à la tête de la société Phoenix Fly, avec l'équipe de basejump Need4speed.

Need4Speed: Insight from Phoenix Fly on Vimeo.


Floriane BARNY

mardi 31 janvier 2012

Le week-end où la Liga a basculé

Les Madrilènes peuvent se taper (frotter) les mains, ils seront champions. (Photo DR)

Josep Guardiola, l’entraineur du FC Barcelone, avait prévenu son équipe : « Nous ne pouvons plus nous permettre le moindre faux pas » en vue du titre. Mais entre envie et action, il n’y a qu’un pas qui dans ce cas se transforme en gouffre (sept points de retard sur le leader madrilène).

21ème journée, 22 heures, Madrid vient de retourner une nouvelle situation. Menés au score très tôt dans la partie, les Madrilènes ont ensuite démontré tout leur allant offensif pour se débarrasser du club de Saragosse 3 buts à 1. Le Real, coutumier du fait, ces dernières semaines, retourne les situations pour (toujours) l’emporter grâce à un Mezut Özil retrouvé, un Kaka en progression constante et avec un Karim Benzema insaisissable. Un championnat, avec le nombre de surprises qu’il comporte est toujours porteur de messages, d’informations, d’indications et si signes il faut trouver, ils sont tous en faveur des joueurs madrilènes.
A contrario, le Barça bafoue son football à l’extérieur cette saison. Trop de points perdus, trop de matches gâchés. Les Blaugranas présentent deux visages cette année, véritablement exceptionnels au Camp Nou et banaux voire ennuyeux à l’extérieur. Mais pour gagner un championnat, un mot est important : constance. Le Barça l’a appris à ses dépens, arriver au sommet est une chose, s’y maintenir en est une autre. Symbole de la saison compliquée du FC Barcelone, le match de ce week-end contre Villareal, une équipe qui n’est plus ce qu’elle était.

Bataille pour les places européennes
Si le Real a plié la Liga, le championnat n’a pas perdu de son intérêt, bien au contraire. Car derrière, entre mauvais départ, perte de vitesse et résultats en dents de scie, la bagarre promet de faire rage. Cinq points seulement séparent le onzième du quatrième. Et même la troisième place n’est pas acquise à Valence qui, en concédant le match nul contre le Racing Santander, a raté une belle occasion de faire le trou sur Levante défait par Getafe à domicile.
Mais la réelle attraction de cette journée concernait les deux matches opposant Malaga à Séville et Ossasuna à l’Atletico Madrid. Et dans ces deux confrontations, c’est Malaga et le deuxième club de Madrid qui ont tiré leur épingle du jeu. Malaga, grâce à sa victoire 2 buts à 1 a gagné trois places au classement général. L’Atletico, vainqueur par la plus petite des marques n’est plus qu’à deux points de la dernière place qualificative pour la Ligue des champions.
La Liga est (presque) madrilène, en revanche les places européennes seront chères et entre habitués, nouveaux invités et anciennes gloires du football espagnol, le course à l’Europe promet d’être haletante jusqu’à la ligne d’arrivée.
Emmanuel Guérin
Résultats :
Espanyol Barcelone 1-0 Real Majorque
Rayo Vallecano 2-3 Athletic Bilbao
Real Madrid 3-1 Real Saragosse
Villareal 0-0 FC Barcelone
Betis Seville 1-2 Granada FC
Real Sociedad 5-1 Sporting Gijon
Levante 1-2 Getafe
Racing Santander 2-2 Valence CF
Malaga 2-1 FC Séville
Ossasuna 0-1 Atletico Madrid

lundi 30 janvier 2012

Ligue 1: les cadors suivent le rythme

 Nolan Roux, auteur d'un doublé, permet à Lille de retrouver le chemin du succès. (Photo DR)
La 21ème journée de Ligue 1 a vu les cinq meilleures formations du championnat l’emporter. Le tempo semble donc s’accélérer en tête, alors qu’en bas du classement, c’est Ajaccio qui fait la bonne opération du week-end. Explications.


Il y a ceux qui mènent la danse, et ceux qui suivent. Et à ce petit jeu là, le Paris Saint Germain se plait à imposer un rythme soutenu. En s’imposant sur le plus petit des scores sur la pelouse brestoise, les hommes de Carlo Ancelotti rapportent trois points précieux dans l’optique d’un titre cette saison. Un succès toutefois étriqué puisque c’est le défenseur central Bisevac qui offre la victoire aux siens (0-1, 6ème). Si tout n’a pas été parfait pour le club de la capitale, la performance de Mathieu Bodmer a crevé l’écran samedi soir. L’ancien Lillois, positionné juste devant sa défense, s’affirme comme une pièce maitresse du système Ancelotti.
De son côté, Montpellier a connu une soirée quelque peu similaire à Nice. Face à un gardien de but en état de grâce - Ospina a notamment détourné un pénalty - les Héraultais ont du attendre la 90ème minute pour faire la différence. Et comme souvent cette saison, c’est Olivier Giroud qui a joué à l’homme providentiel (0-1), sa 15ème réalisation depuis le début du championnat.


Lille et Lyon en embuscade
Et il fallait bien ces succès au duo de tête. Car derrière, personne ne lâche prise. Le champion en titre Lille s’est imposé à domicile face à Saint-Étienne (3-0). Une victoire, mais surtout un jeu retrouvé en seconde période pour les hommes de Rudi Garcia, qui se satisfaisait après la rencontre du «meilleur match de la saison». A noter le doublé de Nolan Roux, la nouvelle recrue du LOSC lors de ce mercato hivernal, pour sa première apparition sous le maillot nordiste.
La marche en avant continue également pour l’Olympique lyonnais. Menant rapidement au score sur un but de Jimmy Briand (1-0, 8ème), les Gones se sont fait surprendre par un coriace adversaire dijonnais à l’heure de jeu, et une réalisation de Sankharé (1-1, 61ème). Finalement, Gomis (2-1, 82ème) et Lacazette (3-1, 90+1ème) donnent un avantage plus conséquent aux Lyonnais.


Ajaccio se donne de l’air, Auxerre en chute libre
Dans le bas du classement, la bonne affaire est à mettre au crédit des Corses d’Ajaccio. Victorieux à Valenciennes dans les dernières secondes (2-1), les hommes de Pantaloni sortent de la zone de relégation pour la première fois depuis le mois de septembre dernier. Une zone désormais occupée par Nice, lanterne rouge (18 points), Sochaux (19ème, 19 points) et Auxerre, premier relégable avec 19 points. L’équipe de Laurent Fournier s’incline lourdement à domicile face Nancy (1-3), un concurrent direct au maintien. Les cartes semblent se distribuer peu à peu… J.D.


Résultats :
Brest 0-1 PSG
Nice 0-1 Montpellier
Lyon 3-1 Dijon
Lille 3-0 Saint-Étienne
Toulouse 1-0 Caen
Auxerre 1-3 Nancy
Lorient 1-1 Sochaux
Valenciennes 1-2 Ajaccio
Évian TG 0-0 Bordeaux
Rennes 1-2 Marseille

jeudi 26 janvier 2012

Échappées sportives # 1 : Vertige sur les sommets du Mont Blanc

Votre nouvelle rubrique "Échappées sportives", consacrée aux sports et à l'évasion va vous amener aux quatre coins du monde avec des vidéos sportives parfois impressionnantes, souvent insolites, et tout le temps incroyables. Pour cette première salve, au coeur de l'hiver, direction les cimes des neiges éternelles du plus haut sommet d'Europe Occidentale. De l'escalade de glace, du ski hors piste et des funambules sur un fil avec deux kilomètres de vide sous leurs pieds, ça vous tente ? C'est parti ! 


Cascade de glace, à deux pas du vide
Cap vers Chamonix, là où le Mont-Blanc du haut de ses 4808 mètres, nous défie du regard. C'est le fantasme ultime des alpinistes. Tout là haut, il arrive même que parfois, par beau temps, les rares courageux frigorifiés par les - 14°C de l'atmosphère, aperçoivent la Méditerranée. Comment y monter ? Peut-être grâce à une discipline méconnue que l'on va vous faire découvrir dans quelques instants. Juste avant, permettez-moi de vous dire que vous êtes à quelques secondes d'avoir le vertige derrière votre ordinateur. Vous prenez le risque ? Très bien, je vous présente donc le Dry Tooling, un sport d'escalade sur des cascades de glace. Un aperçu de ce sport extrême grâce à cette vidéo concoctée par MountainShop dont on va suivre les casse-cous tout au long de cet article en fil rouge.



Poudreuse et dangers d'avalanche
L'altitude monte et les nuages flirtent avec les vallées encaissées. La nuit n'allait pas tarder à tomber pour de bon sur nos aventuriers du jour et le vent hululait là haut, pianotant sur les sommets un air de fin du monde. Vision panoramique. Nuages en forme de montgolfières insaisissables. Nos baroudeurs s'apprêtent à chausser leurs skis pour des descentes hors piste des plus dangereuses. Je rappelle par ailleurs que le ski hors piste est très dangereux et vivement déconseillé par la quasi-totalité des professionnels de haute montagne. Une avalanche peut se déclencher à tout moment, et brise la vie chaque année de centaines de skieurs à travers le monde. Selon une étude réalisée par l'ANENA, l'Association Nationale pour l'Etude de la Neige et des Avalanches, moins d'une personne sur dix survit à une avalanche au delà de 2h20 d'ensevelissement. Les choses étant dîtes, les images qui vont suivre sont encore une fois très impressionnante. Cap vers le FreeSki.


Slackline à 4000 mètres d'altitude, funambule au dessus du vide
Pour finir cette première escapade en plein coeur des Alpes, La Voix Du Sport vous fait découvrir un sport extrême méconnu mais qui fait froid dans le dos. Imaginez-vous en train de marcher, tel un funambule au dessus du vide, sur une corde tendu entre deux parois rocheuses. Un groupe de copains français funambulistes exercent ce sport apparu en Californie au début des années 80. Des images à couper le souffle, avec les magnifiques vues panoramiques des Aiguilles du Diable dans les Alpes. 




Evasion, sensations fortes et sports extrêmes, c'est le cocktail de cette nouvelle rubrique ! N'hésitez pas à nous faire part de la vidéo qui vous a le plus impressionner et à la semaine prochaine ! Grégory CORDERO

mercredi 25 janvier 2012

Mès que un Clasico

Abidal, buteur providentiel. (Photo DR)

Barcelone contre Madrid, un classique du genre, une institution en Espagne. La multitude des oppositions entre ces deux clubs, notamment depuis l’arrivée de Mourinho, ravit toujours les passionnés du ballon rond. Mais en coulisse, certains joueurs commencent à se lasser, c’est le cas du capitaine et gardien du Real Iker Casillas : « Ce match est devenu pour moi un match comme les autres ».

Nous en sommes déjà au cinquième acte cette saison, après deux matches en Supercoupe d’Espagne, un affrontement en Liga et un en Copa. Pour le moment le Barça domine largement les débats, deux victoires et un nul au Santiago Bernabeu et une victoire au Camp Nou. Des statistiques affolantes lorsqu’on sait qu’aucun club n’arrive à vaincre le Real dans son antre. A contrario, Barcelone possède un maigre bilan cette année à l’extérieur, mais l’équipe a su montrer qu’elle avait la capacité de se transcender, de se surpasser pour l’emporter en terre hostile. En témoignent sa victoire à San Siro en Ligue des champions et ses deux succès en terres madrilènes. Les joueurs barcelonais, souvent menés au score, reviennent à chaque fois dans la partie et quelque soit le système de jeu mis en place par Mourinho et consort, offensif, défensif, destructeur, ils finissent toujours par arriver à leur fin en étant fidèle au football total de leur maître Johan Cruyff.

« Demain est un autre jour », certes, mais le Barça semble tout de même intouchable sur ses terres, infligeant « manita sur manita ». Madrid reste d’ailleurs sur une défaite au Camp Nou, c’était en début de saison et Barcelone n’avait pas encore atteint sa vitesse de croisière.

L’impact psychologique

En s’imposant 2 à 1 à l’extérieur, le Barça a pris une belle option pour sa qualification en demi-finale de la Copa d’Espagne. Si cette compétition, remportée la saison passée par Madrid aux dépens de Barcelone, reste le titre le moins honorifique disputé chaque saison, il y a là des enjeux bien plus profonds qui pourraient jouer un rôle important dans la saison. C’est un secret de polichinelle, les hautes autorités du Real Madrid en ont assez de perdre contre l’ennemi honni et nul doute qu’une élimination à ce stade de la compétition ferait tâche au milieu de la belle saison que réalisent les Merengues. Le Real parait pour l’heure intouchable en Liga, capable d’arracher des résultats dans des matches pièges avec un niveau de jeu pas toujours au beau fixe. Cette capacité de gagner même les mauvais soirs permet aisément d’expliquer le différentiel de points existant entre les deux adversaires. Une nouvelle défaite aurait, à n’en point douter, un impact conséquent de part et d’autre. Distancée à cinq longueurs du leader, l’équipe de Pep Guardiola n’a plus le droit à l’erreur mais reste dans la course. Un match nul du Real serait l’aubaine rêvée pour le Barça qui aurait de fait l’opportunité d’égaler son rival lors du match retour de championnat. Les choses sont bien différentes pour la « Casa Blanca », l’équipe de José Mourinho est en tête du championnat mais sent le souffle de son poursuivant. Un nouveau revers pourrait faire vaciller une mécanique bien huilée mais qui a montré des signes de fragilité ces dernières semaines. Réponse dès ce soir, 22heures.

Emmanuel Guérin

mardi 24 janvier 2012

Les papis font de la résistance

Thierry Henry fête son but, dix minutes après son entrée en jeu... (Photo DR)

Ils se nomment Thierry Henry, Paul Scholes ou plus anciennement Jens Lehman, des joueurs revenus dans leur club de cœur pour donner un coup de main. Opportunités peu couteuses, réel apport technique ou coup de marketing, quel est le réel intérêt de faire revenir des joueurs qui n’ont plus l’habitude des joutes européennes ?

Thierry Henry, revenu au bercail pour compenser les départs de Gervinho et Marouane Chamakh, a fait fort pour son grand retour en marquant l’unique but du troisième tour de la FA Cup opposant Arsenal à Leeds. Un but synonyme de qualification mais aussi synonyme de 227ème but, histoire de vérifier l’adage « les records sont faits pour être battus ». Paul Scholes, rappelé par Sir Alex Ferguson alors qu’il jouissait depuis peu de sa retraite, n’a lui non plus pas manqué sa reprise en marquant contre Bolton pour sa première titularisation depuis son retour.

Bien que ces deux exemples soient pour l’heure des réussites, il faut garder les pieds sur terre et ne pas trop espérer de ces retours. Arsène Wenger, mesuré dans ses propos, a d’ailleurs reconnu « qu’il ne fallait pas attendre de Thierry Henry les exploits qui étaient les siens autrefois. C’est un fan du club qui vient pour rendre service ».

Des joueurs à court physiquement

Mais rappeler des joueurs en retraite ou semi-retraite a aussi son lot de désagréments. L’âge, le manque d’entrainements et de compétitions de haut niveau font que ces athlètes vont vite être « cramés » et donc sujets aux blessures. Thierry Henry, qui a terminé sa saison MLS depuis le 30 octobre, en est d’ailleurs un exemple criant puisqu’il s’est blessé au mollet dès son deuxième match sous ses nouvelles (anciennes…) couleurs. Mais même blessés des joueurs de ce calibre sont des atouts non négligeables dans un vestiaire, notamment dans une équipe comme Arsenal qui a trouvé son prophète sur le pré en la personne de Robin Van Persie mais qui cherche encore son guide hors du terrain.

Des retours, vendeurs de rêves

C’est bien connu, les légendes ne meurent jamais et on ne refait pas l’histoire. Que leur retour soit positif ou non dans les chiffres, il ne changera pas le passé ni le futur d’ailleurs. Mancuniens et Anglais se rappelleront à jamais du petit rouquin, de sa frappe de balle, de son activité et de son envie inébranlable de gagner. Les Gunners n’oublieront jamais l’homme qu’ils ont « statué », adulé et aimé.

Dans cette période délicate qu’est le mercato hivernal, ces légendes sont des bonnes affaires. L’adaptation, dans des clubs qu’ils connaissent comme leur poche, est facile et rapide, les entraineurs ont grâce à eux le loisir de muscler leur banc de touche à des prix défiants toute concurrence mais surtout ces hommes ont le respect d’un club, l’envie de l’aider et de le guider. Le petit bonus est certainement la vente de maillots que peut générer le « retour de ces héros »…

Emmanuel Guérin